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 La Graptemys Géographica

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Mimou
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MessageSujet: La Graptemys Géographica   Dim 6 Mar - 22:11

Nom commun : Tortue géographique / Mississippi Map Turtle

Nom scientifique : Graptemys geographica



Statut : Espèce préoccupante

Justification de la désignation : Aucune étude quantitative ou à long terme n'a été effectuée en ce qui concerne cette espèce au Canada. Il existe donc peu de preuves relatives à la récente contraction de l'aire de répartition ni à la disparition locale de l'espèce. Cependant, le
cycle biologique à long terme, l'âge de maturité tardif de l'espèce ainsi que les nombreuses menaces éventuelles qui pèsent sur l'espèce et son habitat indiquent une importante vulnérabilité au déclin des populations. Cette espèce devrait faire l'objet d'une surveillance des populations afin de déterminer les tendances démographiques et d'établir certaines estimations de la taille des populations.

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en mai 2002. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

Information sur l’espèce : La tortue géographique (Graptemys geographica) est fortement aquatique et présente un dimorphisme sexuel. La dossière olive à brunâtre est ornée d’un motif réticulé de lignes jaune pâle qui s’estompent à mesure que la tortue vieillit. Lorsqu’on a
décrit l’espèce pour la première fois, on a trouvé que le motif de la dossière était semblable à une carte géographique, ce qui lui a valu son nom commun et son nom scientifique.

Répartition : En Amérique du Nord, l’aire de répartition de l’espèce couvre l’Est des États-Unis, le Sud-Est de l’Ontario et le Sud-Ouest du Québec. Au Canada, elle s’étend dans le bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent depuis le lac Sainte-Claire, en Ontario, jusqu’à Montréal, au Québec. Elle correspond aux régions les plus densément
peuplées et les plus industrialisées de l’Ontario et du Québec.

Habitat et biologie : La tortue géographique habite les cours d’eau et les rives des lacs, où elle se chauffe au soleil sur des roches émergentes et des arbres tombés durant le printemps et l’été. En hiver, elle hiberne dans les zones profondes à courant lent des cours d’eau.
Grégaire et farouche, elle est difficile à approcher; dans un groupe se chauffant au soleil, dès qu’on dérange une des tortues, tous les membres du groupe se dispersent. Les mollusques constituent la plus grande partie de la nourriture de la tortue géographique, les mâles et les juvéniles se nourrissant aussi d’insectes. Au Canada, les femelles produisent au plus une ponte de 10 à 16 œufs par année, mais on ne connaît pas le succès de la ponte. Même si les besoins de l’espèce en matière d’habitat et certains aspects de son comportement sont bien connus, les connaissances relatives à son cycle biologique sont assez limitées.

Taille et tendances des populations :
Au Canada, il n’existe pas de programme de surveillance des populations de tortue géographique. Selon des évaluations ponctuelles effectuées sur la rivière des Outaouais, on compte en certains endroits de 15 à 35 tortues par kilomètre de rive. Selon les mentions consignées dans la base de données de l’OHS, il semble que les populations les plus importantes et les plus persistantes soient dans les Grands Lacs celles de Long Point et du parc provincial Rondeau, et dans les rivières de l’intérieur des terres, celles des rivières Thames et Grand.

Facteurs limitatifs et menaces :
Au Canada, la plus grande partie de l’aire de répartition de la tortue géographique est située dans la région la plus densément peuplée du pays. L’aménagement des rives et la navigation de plaisance peuvent empêcher la tortue d’utiliser des habitats propices le long des principales voies navigables. La régularisation des niveaux de ces voies, particulièrement par les barrages, devrait aussi avoir une incidence négative sur les tortues, en raison de l’inondation de sites de ponte et de l’altération de l’habitat. L’augmentation du commerce international des espèces sauvages constitue une autre menace pour la tortue géographique parce qu’elle est semblable à d’autres tortues très
recherchées (tortues pseudogéographiques et espèces des genres Pseudemys et Chrysemys).

Protection actuelle ou autres désignations :
En vertu de la Loi de 1997 sur la protection du poisson et de la faune, la tortue géographique est une espèce protégée de la chasse, du piégeage, de la garde en captivité et de l’achat et de la vente en Ontario. Au Québec, elle est classée S2 (menacée). Ses nids sont protégés de la perturbation, de la destruction ou de l’altération par la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, et la collecte, la garde en captivité et la vente d’individus sont interdites par le Règlement sur les
animaux en captivité. Le G. geographica est une espèce protégée dans au moins neuf États américains.

Résumé du rapport de situation :
On connaît peu la taille et les tendances des populations canadiennes de tortue géographique, ainsi que les taux de mortalité, les succès de reproduction et les structures par âge. Sans ces renseignements, il est impossible de déterminer quantitativement si les effectifs augmentent ou diminuent et d’évaluer la sensibilité de l’espèce à l’empiètement humain. Dans le but de dégager les tendances démographiques, les populations exposées aux effets de la présence humaine devraient faire l’objet d’une surveillance. Vu la maturité tardive et la longévité élevée de l’espèce, elle est vulnérable à une augmentation chronique des taux de mortalité des
adultes. De plus, elle perd de bons habitats aux dépens de l’aménagement des rives et elle est soumise à une diminution de qualité de l’habitat attribuable à l’augmentation de l’utilisation des rives, des lacs, des cours d’eau et des îles à des fins récréatives. Les bateaux à moteur et les véhicules circulant sur les routes tuent un certain nombre de tortues. Les taux de survie des œufs et des jeunes nouvellement éclos ont
probablement diminué avec l’augmentation de la prédation des nids par les ratons laveurs et les insectes. Par ailleurs, le déclin des populations des mollusques que mangent l’espèce et l’accumulation de contaminants dans ces proies peuvent lui nuire.


Dernière édition par le Lun 7 Mar - 0:35, édité 2 fois
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